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Mesures utilisées dans le roman

Les unités de mesure utilisées au moyen-âge en France sont habituellement héritées des mesures romaines. Charlemagne tenta de mettre un peu d'ordre dans le grand désordre qui s'installa pendant le haut moyen-âge, mais après lui chaque région utilisa des variantes notament dans les mesures de poids, de volume et même dans les monnaies. Une des principales demandes dans les cahiers de doléances de 1789 fut l'uniformisation des systèmes de mesure, chose que firent les révolutionnaires dans les années suivantes en adoptant notament le système décimal.

Les mesures de longueurs et de distancesd

La ligne : correspond au diamètre d'un grain d'orge = 2,25 mm
Le pouce : correspond à la longueur d'un pouce = 12 lignes = 2,7 cm
Le paume : correspond à la largeur de la main = 34 lignes = 7,6 cm
La palme : correspond à la distance entre le 2ème et le 5ème doigt = 55 lignes = 12,4 cm
L'empan : correspond à la distance du bout du pouce au bout du 5ème doigt = 89 lignes = 20,08 cm
Le pied : correspond à la longueur d'un pied = 144 lignes ou un empan + une palme (20,08+12,40) = 32,48 cm
La coudée : correspond à la longueur bras + main, équivaut à 233 lignes ou un pied + un empan (32,48 +20,08) = 52,56 cm
L'aune : correspond à 4 pieds (32,48 x 4) = 129,92 cm = les 2/3 d'une toise
La toise : équivaut à 886 lignes ou 6 pieds (32,48 x 6) = 194,88 cm
La brasse : utilisée dans la marine, correspond à une longueur de corde tendue entre les bras = 182,9 cm
La perche : vaut 22 pieds, soit un peu plus de 7 mètres.
La lieue : Tandis que la lieue gauloise valait un peu plus de 2 km, au moyen-âge elle vaut 10 000 pieds soit 3,248 km, puis plus tard, elle équivaudra à la distance parcouru par un homme à pied en une heure soit 4 km.

Dans le roman, j'utilise ces mesures, mes lieues sont plutôt gauloises (2 km), mes coudées valent environ 50 cm et les toises 2 mètres.

Je glisse par ailleurs ici une unité de mesure Arabe du Moyen-Age, que j'utilise dans les tomes 5 et 12, le Farsakh (ou parasange chez les persans) qui équivaut à la distance parcourue à pied en une heure par un homme, soit 5,6 km. Vous noterez au passage que les Arabes marchaient plus vite que les Chrétiens ...

Enfin dans le tome 19, nous découvrirons les mesures chinoises à l'époque des Song du nord :
le fen mesure 3,08 mm
le chi vaut 100 fen, soit 30,8 cm
le bu vaut 5 chi, soit 1,54 m
le li vaut 300 bu soit 462 m

Les mesures de surface

Les unités de surface étaient exprimées en multiple de la perche carrée
La perche carrée = 484 pieds carrés = 51 m² = 0,51 ares
La vergée = 25 perches carrées = 1,276 m² = 0,1276 ha
L'acre = 100 perches carrées = 5107 m² = 0,51 ha

Les mesures de volume

Il existait des unités de volume différentes pour les liquides et les matières sèches

Mesures de volumes pour les liquides

Le pouce cube : équivaut à 1/48 ème de pinte soit 1,984 cl
La roquille : équivaut à 1/32 ème de pinte soit 2,9755 cl
Le posson : équivaut à 1/8 ème de pinte soit 11,9018 cl
Le demiard : équivaut à 1/4 ème de pinte soit 23,8036 cl
La chopine : équivaut à 1/2 ème de pinte soit 47,6073 cl
La pinte : 0,952 l
Le quade : 2 pintes soit 1,904 l
La velte : 8 pintes soit 7,617 l
Le pied cube : 36 pintes soit 34,277 l
Le quartaut : 72 pintes soit 68,555 l
La feuillette : 144 pintes soit 137,1 l
Le muid : 288 pintes soit 274,218 l
La pipe : 432 pintes soit 411,327 l

Mesures de volumes pour les non liquides 

Le litron : équivaut à 1/16 ème de boisseau soit 79,345 cl
Le quart : équivaut à 1/4 ème de boisseau soit 3,17 l
Le boisseau : 12,69 l
Le minot : équivaut à 3 boisseaux soit 38,086 l
La mine : équivaut à 6 boisseaux soit 76,172 l
Le setier : équivaut à 12 boisseaux soit 152,343 l
Le muid : équivaut à 144 boisseau soit 18,28 hl
La toise cube : 74,038 hl

Selon ces mesures, chaque muid contient 12 setiers, ou 24 mines, ou 48 minots, ou 144 boisseaux. Mais ce ratio, qui est exact pour Paris et pour les mesures de chaux, blé, orge, fèves, lentilles et autres similaires, ne vaut pas pour certaines denrées. Ainsi le minot d'avoine contient 6 boisseaux (soit 288 boisseaux par muid), et celui de sel en contient 4 (soit 192 boisseaux par muid). Le muid de plâtre ne contient que 72 boisseaux (cette denrée se mesure en "sacs", avec 36 sacs de 2 boisseaux chacun par muid). Par ailleurs, le muid de Rouen contenait aussi 12 setiers (de Rouen), mais 14 setiers de Paris. Il pesait 3 360 livres poids de marc. Le muid d'Orléans pesait 600 livres, soit 12 mines ; il équivalait à 2 setiers 1/2 de Paris, ou 5 boisseaux de Bordeaux. Le muid du Berry faisait 21 boisseaux, avec 16 boisseaux pour un setier.

Les mesures de poids et de masse

La prime : 2,213 mg
Le grain : correspond à 24 primes; soit 53,11 mg
Le denier : correspond à 576 primes, soit 1,27 g
Le gros (ou la grosse) : correspond à 3 deniers, soit 3,82 g
L'once : correspond à 24 deniers, soit 30,59 g
le marc (créé par Philippe 1er) : correspond à 8 onces, soit 274,75 g
la livre esterlin (crée par Charlemagne) : correspond à 16 onces ou 2 marcs, soit 489,5 g
La pile dite de Charlemagne : correspond à 25 livres, soit 12,27 kg
le quintal : correspond à 100 marcs, soit 48,95 kg
Le tonneau : corresponds à 20 quintaux, soit 979,01 Kg

La masse d'eau contenue dans un pied cube était appelé "talent" et pesait 34,27 g

Les orfèvres et bijoutiers utilisaient également d'autres mesures :
Le felin, valait 1/80 d'once, soit 382,43 mg
La maille valait 1/40 d'once, soit 764,85 mg
L'estelin, valait 1/20èmme d'once, soit 1529,7 mg

En matière de poids les variations régionales étaient également considérables et bien souvent incompréhensibles, c'est pourquoi le système décimal unique fut adopté à la révolution en France. Le kilogramme adopté le 10 décembre 1799 correspondait au poids d’un décimètre cube d’eau distillée à quatre degrés Celsius, c’est-à-dire au maximum de sa densité. Ceci correspondait à 18 827,15 grains.

Les monnaies au moyen-âgee

Au moyen âge un premier système de monnaies, dites "de compte" était en vigueur :
L'obolle (ou la maille) valait un demi-denier
Le denier
Le sol (ou sou) valait 12 deniers
La livre valait 240 deniers

Un second système dit de règlement s'installera petit à petit dans les siècles suivants. On parlera alors d'écu ou de louis (valant tous deux 3 livres, 60 sous ou 720 deniers), de liard (3 deniers) ou de gros tournois (12 deniers).