| Accueil |Tome 17 |commentaire Tome1|commentaire Tome 2|commentaire Tome 4|commentaire Tome 5|commentaire Tome 6|commentaire Tome 7|commentaire Tome 8|commentaire Tome 9|commentaire Tome 10|commentaire Tome 11|commentaire Tome 12|commentaire Tome 13| commentaire Tome 14| commentaire Tome 15| commentaire Tome 16| commentaire Tome 18|
Commentaires à propos du tome 17

bas

La croisade

Le livre retrace assez fidèlement les différents évènements de la première croisade. Les persécutions des juifs, notamment, sont rapportées telles qu'elles sont décrites par les chroniqueurs de l'époque. Les routes et les dates d’arrivée sur les lieux, des différents contingents de la croisade ont été respectées. J’ai également rapporté ce que l’on sait du périple et du massacre de la croisade des pauvres à Civetot.a

Les relations difficiles entre byzantins et chrétiens d’occident furent réelles et les conflits les plus graves ne furent évités que grâce à la fine diplomatie et la nature conciliante de l’empereur Alexis, face à des barons batailleurs, indisciplinés et souvent dévorés d’ambition. Les croisés ont largement bénéficiés des distensions entre les différents dirigeants Turcs de la région, qui ont tout d’abord sous-estimés la puissance de l’armée Chrétienne et qui, ensuite, ont été incapables de s’unir pour lui faire face. Au sein de la croisade, j’ai essayé de décrire ales personnalités et les intérêts différents et parfois divergents de chaque baron. La description que je fais des forteresses de Nicée et d’Antioche, ainsi que les dispositions prises par les croisés pour ces deux grands sièges, sont véridiques, basées sur les rapports de l’époque. Les interventions des guerriers du « thème de Châlus » sont naturellement fictives, mais nos héros vivent les véritables évènements historiques, comme toujours depuis le début de notre Saga.

 

Médecine

Il semble bien que ce soit une épidémie de fièvre typhoïde qui ait emporté Adhémar du Puy et décimé les croisés entre juin et septembre 1098, après la prise d’Antioche. Le seul traitement connu à l’époque devant ces grands fléaux était la fuite, ce que firent la plupart des barons de la croisade. Le nom de « fièvre typhoïde » vient du grec tuphos qui signifie torpeur, état caractéristique des malades atteints de cette affection. J’ai inventé le nom de « fièvre stuporeuse », car ce n’est qu’au XIXème siècle que Bretonneau appellera « fièvre typhoïde » cette infection due à une entérobactérie de la famille des salmonelles.
La contamination se fait par l'ingestion de viandes peu cuites, et de boissons ou aliments souillés par les selles d'une personne infectée, malade, ou porteur sain. La typhoïde a rapidement régressé en France et en Europe à la suite de la javellisation de l'eau de boisson généralisée à partir de 1910, mais elle sévit toujours dans les pays en voie de développement, un rapport de 2013 de l’OMS faisait état de plus de 20 millions de cas par an dans le monde avec environ 500 000 morts.

La Sainte Lance

La relique découverte par Pierre Barthélémy a fait l’objet d’une grande vénération mais aussi de bien des commentaires à l’époque et jusqu’à aujourd’hui. L’hypothèse que Pierre ait lui-même caché cette pointe de lance sous la basilique Saint-Pierre d’Antioche a été évoquée, mais elle est assez peu probable, vue la profondeur à laquelle il a fallu creuser pour la trouver. aUn témoin de la scène, Anselme de Ribemont, déclare que la lance fut découverte « sous le pavé de l’église Saint-Pierre, à une profondeur double de la hauteur d’un homme ». Une hypothèse récente suggère que Pierre serait tombé sur un reliquaire Syrien, courant à cette époque, où l’on enterrait volontiers sous le chœur des églises des fers de lance, dans des coffres en marbre, vénérés comme des reliques. Signalons que d’emblée, l’authenticité de cette relique fut contestée, notamment par l’évêque Adhémar du Puy lui-même, qui avait vu à Constantinople une autre Sainte Lance, dite « de Jérusalem », et qui considérait Pierre-Barthélémy avec suspicion.

Pendant ce temps-là en Europe

Une bulle papale protégeait les Chrétiens partis à la croisade contre les exactions de ceux qui étaient restés au pays, il y eu cependant quelques contrevenants à cette règle.
Guillaume le Roux fit fortifier le château de Gisors en 1097, par Robert de Bellême, comme nous le rapportons dans le livre, pour attaquer le Vexin aFrançais. Il est probable que Gisors n’était qu’une motte castrale avant cette date. Le donjon en pierre, actuellement visible, ne sera construit qu'en 1123.
Guillaume IX profita du départ de Raymond de Saint-Gilles pour prendre la ville de Toulouse, faisant valoir les droits de son épouse sur le comté. Il n’abandonnera la place qu’en partant lui-même à la croisade en 1101, ce qui permettra à Bertrand, le fils de Raymond de Saint-Gilles, de reprendre son siège.
Vous ne trouverez pas dans le livre d’évocation des fameuses « ceintures de chasteté », que les croisés auraient fait porter par leur femme en leur absence. Il semble que ces ceintures ne soient qu’un mythe et qu’elles n’aient jamais existé.

 

haut