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Commentaires à propos du tome 20

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Les nouveaux courants monachistes

Ce début du XIIème siècle marque la naissance de nouveaux courants monachistes, d’où le titre de ce nouveau volume de notre Saga. Les Chartreux (fondés par Bruno de Cologne), les Cisterciens (fondés par Robert de Molesme), les Prémontrés (fondés par Norbert de Xanten), et bientôt les Grandmontains (les disciples d’Etienne de Muret), apparaissent à cette période, qui est également celle où Robert d’Arbrissel fonde Fontevraud. Il n’y a vraisemblablement pas eu de rencontre dans les forêts d’Ambazac des grands initiateurs de ces ordres nouveaux (Etienne de Muret, Robert de Molesme, Etienne Harding ou Bernard de Clairvaux), comme je l’imagine au début du livre, ni même une réunion auprès d’Yves de Chartres vers la fin de sa vie, mais ils étaient contemporains. Yves de Chartres fut un ami de Robert d’Arbrissel avec lequel il a entretenu une correspondance. Bernard de Clairvaux aura également quelques échanges épistolaires avec Robert d’Arbrissel, pas toujours cordiaux, malgré les recommandations que je leur fais prodiguer par Yves. Cette période est également celle où vont naître la confrérie des Hospitaliers de Jérusalem et, un peu plus tard comme nous le verrons dans les tomes à venir, celle des templiers.

Le roi Louis

C’est vers cette période que le roi Louis VI va échanger son surnom de « batailleur » contre celui de « le Gros ». Nous rapportons fidèlement les démêlées du souverain avec ses vassaux brigands, Hugues du Puiset et Thomas de Masle, ainsi que ses luttes contre Henri Beauclerc et Thibaud de Blois. Son épouse ne fut pas trouvée par une certaine Ingrid, comme nous le rapportons, mais le principal souci du roi en se mariant fut en effet de ne pas avoir de lien de consanguinité avec sa future femme, ce qui explique le relatif petit lignage de la reine de France, Louis ayant des liens de parenté avec toutes les grandes familles d’Europe.

Affaires en Terre-sainte

Le début du XIIème siècle vit également, Muhammad, le grand sultan des Seldjoukides, lancer deux fois le Djihad contre les Chrétiens, sous les ordres de Mawdoud, puis de Borsoq. Ces deux tentatives connurent les mêmes échecs, essentiellement parce que les Chrétiens surent s’unir, tandis que les Turcs, en proie à d’incessantes querelles internes, furent divisés. Mawdoud fut tué par un disciple de la secte des Assanssins à Damas, comme nous le rapportons, mais le coupable ne s’appelait probablement pas Youssef et il n’a pas survécu à son forfait. De son côté le basileus Alexis avait le souci de reconquérir l’Anatolie et de rétablir sa suzeraineté sur Antioche. Deux buts qu’il n’atteignit que partiellement. Les ennuis de santé de l’empereur rapporté dans le livre furent bien les siens.

Affaires en Europe

Len Germanie, l’empereur Henri V se livra aux sourdes luttes que nous rapportons contre ses vassaux Germains, son clergé et la papauté. Nous décrivons les différentes péripéties de ces luttes. En France, Guillaume le Troubadour finit par s’emparer de Toulouse, invoquant son bon droit, suite à son mariage avec Philippe, et le jeune Alphonse Jourdain dut s’éclipser pendant cette mainmise des Aquitains sur ses terres. L’art du Trobar connut ses débuts à la cour de ce duc d’Aquitaine, et il va se développer dans les années à venir, notamment en Limousin. Outre-Pyrénées, le comte de Barcelone résista victorieusement à un siège des Almoravides, sans toutefois que l’on signale une aide venue du Limousin. Les Catalans et les Pisans, alliés pour la circonstance, s’emparèrent ensuite des Baléares, qu’ils ne gardèrent que quelques années, car les Arabes les reprirent assez rapidement. C’est également en ce début du XIème siècle qu’apparaissent les comtes du Portugal qui deviendrons bientôt des rois. Abélard apparait dans notre Saga et naturellement une héroïne telle qu’Héloïse ne pouvait manquer d’être une descendante du seigneur de Châlus. Nous reparlerons de ces deux-là dans les tomes à venir.

Un peu de médecine

Les épidémies de variole, dont je fais mourir Bjarni et Roxana, sévissaient souvent à l’époque et causaient beaucoup de ravage. Rappelons que cette maladie a disparu grâce au vaccin mis au point par Jener au XVIIIème siècle et non pas par un certain Jason à la fin du XIème. Les ennuis de santé dont j’affuble le basileus Alexis, ne sont pas imaginaires, il fut victime d’attaques de goûtes sur la fin de sa vie et également probablement d’un infarctus en 1112, puis de crises d’angine de poitrine, qui finiront par l’emporter comme nous le verrons dans le prochain volume. Vous avez certainement remarqué que la longévité des descendants du seigneur de Châlus est tout à fait remarquable et même assez improbable à cette époque. Cela tient à plusieurs choses. Tout d’abord, il faut bien l’avouer, j’ai beaucoup de mal à tuer mes héros, ensuite, dans cette famille où les médecins sont si éminents, l’hygiène de vie était exemplaire (on va même jusqu’à se vacciner !) ce qui contribue immanquablement à cette longévité et l’on guérit certaines maladies qui étaient fatales au commun des mortels (appendicite, grossesse extra-utérine, diphtérie, accouchements laborieux …). Enfin, vous avez bien noté que mes héros sont très efficaces les armes à la main, ce qui fait qu’ils ont la peau dure sur les champs de bataille, lieu où mouraient au contraire beaucoup de leurs contemporains.

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